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Voilé, dévoilé, le décor sculpté de la cathédrale de Saint-Paul-Trois-Châteaux

du 08-07-2000 au 17-09-2000

La cathédrale romane de Saint-Paul-Trois-Châteaux, édifiée au 12e siècle en style roman-provençal, possède un riche décor sculpté figuratif. Ce décor a la particularité d'être en grande partie inachevé (des soucis financiers ont visiblement réduit les ambitions des bâtisseurs au cours du chantier) et d'être essentiellement placé dans les parties les plus hautes de l'édifice. Il est donc peu connu du public, d'autant moins d'ailleurs que les sujets représentés témoignent d'une grande originalité : la signification de certaines sculptures reste très mystérieuse.

L'exposition temporaire, en replaçant ces décors à hauteur d'oeil, grâce à des moulages ou à des photographies, permet d'en observer toutes les qualités plastiques et de tenter, par des rapprochements, de décrypter leur sens.

Une série de 12 bas reliefs placés sur les façades extérieures sud et ouest du transept, sont ainsi présentés en moulages grandeur nature. Leur style rudimentaire fait supposer qu'ils sont l'oeuvre de tailleurs de pierre et non de sculpteurs professionnels. Sur une très grande majorité d'entre eux les personnages sont figurés nus, avec un sexe (généralement masculin) bien mis en évidence. Cette particularité n'est pas signalée dans d'autres églises romanes du Tricastin ou même de Provence. Pourquoi cette insistance ? A-t-elle un sens symbolique ou faut il y voir une forme d'humour de chantier ?

Le décor de la frise principale de l'église, placé dans la nef à plus de 11 mètres du sol, est beaucoup plus classique dans sa facture mais son sujet est tout aussi original. Des personnages aux attitudes très dynamiques et vivantes, tendent un rideau drapé sur toute la longueur des travées. Que voilent-ils ? Là aussi, à l'exception d'un morceau de drapé identique connu à l'église Notre Dame de Nazareth de Pernes les Fontaines (Vaucluse), cette figuration n'a pas d'équivalent en Provence.

L'exposition se termine avec une toute dernière découverte : une superbe petite tête d'apôtre, probablement élément de chapiteau, qui provient des fouilles de l'intérieur de la cathédrale pendant le printemps et l'hiver 2000.

Exposition réalisée par Cécile Aufaure. La muséographie a été réalisée par l’agence 2.26.


lieu : Médiathèque municipale




 
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21|03|2015 – 17|02|2017